Le modèle de la gueule de bois en cinq facteurs
L’intensité d’une gueule de bois ne dépend pas d’un seul chiffre. Les travaux contrôlés de Rohsenow et Howland (2010) décrivent plusieurs facteurs qui se combinent: dose totale d’éthanol, congénères, hydratation, sommeil et alimentation avant ou pendant la prise d’alcool.
Le premier facteur est la quantité totale d’éthanol. Elle influence la production d’acétaldéhyde, un métabolite associé à l’inflammation, aux nausées et à la fatigue. Le deuxième facteur est la charge en congénères, plus élevée dans certaines boissons foncées ou vieillies. Le troisième est la déshydratation, car l’alcool modifie la sécrétion de vasopressine et augmente la diurèse.
Le quatrième facteur est le sommeil: l’alcool peut faciliter l’endormissement tout en fragmentant la nuit et en perturbant le sommeil REM. Le cinquième est le repas: manger ralentit l’absorption et peut réduire le pic d’alcoolémie. Alcometer présente ces éléments comme un profil éducatif du risque de symptômes, pas comme une prédiction médicale.